Japan Swap

Blog du japan swap, échange de créations autour du japon traditionnel

03 octobre 2007

La légende d'Izanagi et Izanami

izanami

... ou la naissance du Japon

Au commencement, la terre etait jeune et ses formes incertaines (le Kojiki dit qu’elle ressemblait “a une tache d’huile qui flotte et derive comme une meduse”). Dans ce que les japonais appellent Takamanohara, ou “les hautes plaines celestes”, trois dieux invisibles virent le jour. L’ainé s’appelait Amanominakanushi-no-kami, ou “seigneur du milieu du ciel”, bientot suivi par Takamimusubi et Kamimusubi qui, tous deux, furent de puissants kami a part entiere. Ces trois dieux formaient, avec deux divinités secondaires (Umashiashikabihikoji-no-kami et Amanotokotachi-no-kami), les cinq Divinités Célestes Autonomes. Puis naquirent sept autres générations de dieux et de déesses célestes d’ou est issu le couple originel japonais: Izanagi et sa soeur et épouse Izanami, dont les noms complets sont Izanagi-no-mikoto (l’Auguste Male), et Izanami-no-mikoto (l’Auguste Femelle).

Chargés par les dieux de “compléter et de solidifier cette terre a la dérive”, Izanagi et Izanami se rendirent sur le pont Flottant du Ciel (peut-etre un arc-en-ciel), et plongerent une lance ornée de pierres précieuses dans les eaux marines. Quand ils la sortirent de l’eau, ils virent les gouttelettes former une ile, appelee Onogoro, “premiere terre ferme”. Peu de temps apres ils s’y rendirent, y éleverent un pilier celeste, et batirent un palais. Puis ils déciderent de procréer.

Izanagi demanda a sa soeur comment son corps était fait. Elle repondit qu’il présentait un vide en un endroit. Izanagi suggéra, vu que son corps possédait une excroissance, qu’ils rapprochassent ces deux parties de leurs corps. Le couple divin inventa un rituel nuptial qui consistait pour l’un et l’autre a tourner autour du pilier céleste, par la gauche pour Izanagi, et par la droite pour sa soeur. Quand ils se rencontrerent, ils echangerent les formules appropriées et s’aimerent.

A terme, Izanami accoucha. Mais leur premier-né ne fut autre qu’Hiruko, etre difforme, appelé l’Enfant Sangsue, que le couple infortuné placa dans une barque de joncs et confia a la mer. Apres une grande consultation divinatoire, les dieux conclurent qu’Izanami était responsable de la malformation de l’enfant car elle avait parlé la premiere lors du rite nuptial (argument qui a servi jusqu’a nos jours a justifier les inegalites sexuelles au Japon). Desormais averti, le couple se rendit de nouveau a Onogoro et recommenca le rituel. Cette fois, ce fut Izanagi qui parla le premier lors de leur rencontre au pied de la colonne, et des lors Izanami fut tres féconde. Elle donna d’abord naissance a une serie d’iles (l’archipel du Japon), puis a plusieurs dieux et déesses, notamment les dieux du Vent, des Montagnes et des Arbres. Mais a la naissance de Kagutsuchi-no-kami ou Homusubi-no-kami, dieu du Feu, ses entrailles furent si vivement brulees qu’elle tomba malade et mourut. Pourtant, jusque dans les affres de l’agonie, Izanami continua d’engendrer des divinites, par les feces, l’urine et les vomissures. Izanagi demeurait inconsolable, et de ses larmes naquirent encore d’autres divinites. Puis son chagrin se mua en une terrible colere et, parce qu’il avait cause la mort de son epouse bien-aimee, il decapita son propre fils, le dieu du Feu. De sa depouille emergea un autre groupe de divinites.
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Izanagi decida de se rendre a Yomi, le monde d’En Bas, ou le royaume des morts, et de tenter de ramener Izanami a la vie. Lorsque celle-ci apparut enveloppee d’ombres sur le seuil de Yomi, Izanagi salua chaleureusement son epouse et la pria de retourner aupres de lui. Elle convint de communiquer sa requete aux dieux du monde souterrain et, avant de se retirer dans les tenebres, recommanda a son mari de ne pas la regarder. Mais Izanagi brulait d’un tel desir de la voir qu’il brisa une dent du peigne (kushi) qu’il portait a son chignon gauche et l’enflamma pour en faire une torche. Il penetra dans le royaume des morts et vit immediatement qu’Izanami n’etait qu’un cadavre en decomposition ronge par les vers. De terreur, il s’enfuit. Offensee qu’Izanagi ait ainsi trahi ses espoirs, Izanami envoya les sorcieres de Yomi a sa poursuite, ainsi que huit divinites du tonnerre et une horde de guerriers. Alors qu’il atteignait le defile de Yomi qui menait a la terre des vivants, Izanagi trouva trois peches qu’il lanca contre ses assaillants, les obligeant a reculer. Enfin, Izanami elle-meme, devenue un veritable demon, se joignit a la poursuite. Mais, avant qu’elle n’ait pu l’atteindre, Izanagi lui barra le passage avec un enorme rocher. Ils se firent face et, de part et d’autre de ce rocher, “briserent la foi qu’ils s’etaient juree”.

Se sentant sali par ce sejour a Yomi, Izanagi decida de se purifier en prenant un bain. Parvenu a l’embouchure d’une petite riviere, a Hyuga (nord-est de Kyushu), il se deshabilla. De ses vetements naquit une foule de dieux et de deesses et, pendant qu’il se baignait, d’autres encore virent le jour. Finalement Izanagi engendra trois des divinites les plus importantes du pantheon shintoiste. La deesse du Soleil, Amaterasu-no-mikoto (litteralement “l’auguste qui fait resplendir les cieux”), surgit alors qu’il se lavait l’oeil gauche; Tsuki-yomi-nomikoto (”l’auguste lune”), quand il se lava l’oeil droit; enfin, Susano-wo-nomikoto (”l’auguste mâle impetueux”) sortit de son nez. Considerant ses trois nobles enfants, Izanagi decida de leur donner son royaume en partage. A Amaterasu, il offrit son collier de perles, symbole de souverainete, et les Hautes Plaines celestes. Au dieu de la Lune Tsuki-yomi (dans la mythologie japonaise, la lune est masculine), Izanagi confia les spheres de la nuit, et a son autre fils Susano-wo, il accorda la suprematie sur l’ocean.

Amaterasu et Tsuki-yomi, obeissants, accepterent leurs rôles. En revanche, Susano-wo se mit a crier et a gemir. Quand Izanagi lui demanda les raisons de sa detresse, Susano-wo repliqua qu’il ne voulait pas regner sur les eaux mais se rendre au royaume de sa mere, Izanami. Furieux, Izanagi le bannit, puis se retira, sa divine mission accomplie. Selon une version du mythe, il monta au ciel, ou il vit encore dans le “plus jeune palais du soleil”. Il serait egalement enseveli a Taga (dans la prefecture de Shiga, Honshu).

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24 septembre 2007

Le mariage au Japon

A partir de recherches sur internet et de la lecture de quelques livres, je vous propose cet article composé d'éléments prélevés ici et là. Vous trouverez à la fin du message, les sources et une liste de blogs où vous pourrez découvrir d'autres facettes du mariage et  des vidéos portant sur des mariages japonais. N'hésitez pas à me faire part de vos remarques afin que je puisse améliorer ce document.

Des  bouleversements dans la société Japonaise (source WEB-Japan)

De plus en plus de Japonais, choisissent de se marier tard tard ou même de rester célibataire toute leur vie. En effet selon une étude réalisée par l'Institut National de Recherche sur la Population et la Sécurité Sociale, les célibataires (hommes ou femmes), considèrent que le mariage les  amènerait à réduire leurs activités, modifier leur style de vie et leurs relations avec leurs amis. A cela il faut ajouter le poids psychologique dû à la responsabilité d'avoir une famille.

"First of all, values are changing. According to a survey I was involved in, 75% of Japanese women in their twenties support a concept called "New Singles." This means that "I would like to enjoy the single life without worrying about marriage." And 75% of them support this idea, but in the case of men only 50%. So in other words, even when Japanese men want to get married, Japanese women may not.

This is obviously a big change in values, and the major factor behind this change has been that more women are receiving higher education, living in urban areas, and are in paid employment. As families modernize and grow more urbanized, Japanese women will be better educated and further entrenched in the labor market. And it looks like the proportion of young women supporting this idea will increase in the years to come." (Article issu du site du Ministry of Foreign Affairs in Japan, de OGAWA Naohino)

En outre, le taux des femmes poursuivant des études supérieures est très élevé au Japon : 48,3% en 2003 (49,6% chez les garçons). Les jeunes Japonaises souhaitent ensuite travailler sur des bases similaires à celles de leurs homologues masculins. Par conséquent, le mariage a moins d'importance dans la vie des femmes d'aujourd'hui.

En 2000, le pourcentage de célibataires parmi les jeunes, âgés de de 25 à 29 ans, était de 69% (55% en 1980) pour les hommes et de  54% (24% en 1980) pour les femmes !

En 2002, le moyenne d'âge des nouveaux mariés était de 27 ans pour les femmes et de 29 ans pour les hommes.

Enfin, un autre signe de l'évolution des moeurs au Japon est l'augmentation du taux de divorce : 2,3 pour 1000 en 2003 contre 1,2 pour 1000 en 1980.

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Couple de jeunes mariés (source : blog Treck-Japon)

La rencontre entre les futurs mariés :

Outre les mariages d'amour appelés ren-ai, il existe au Japon des mariages arrangés appelés omiai. Pour de tels mariages, une attention particulière est portée sur le milieu social et culturel des deux familles. La personne qui arrange la rencontre est le nakôdo. L'homme et la femme échangent au préalable des photos et des lettres avant de convenir de l'omiai. Même après un omiai, les deux candidats peuvent chacun refuser le mariage, s'ils ne se plaisent pas.

Les fiançailles :

L'yuinô est la cérémonie d'échange des cadeaux de fiançailles. Un ensemble de 9 objets, symbôles de bonheur, est échangé entre les deux familles : yanagidaru (argent pour le saké), konbu (varech), suehiro (éventail), tomoshiraga (fil de lin), surume (seiche séchée), kinpo zutsumi (argent), awabi (abalone), katsuobushi (bonite, poisson sec) et mokuroku ( liste du contenu).

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source : Nippon.fr

La cérémonie du mariage :

Elle peut se dérouler suivant trois rites religieux différents : shintô, Bouddhiste et Chrétien. Le type de cérémonie religieuse choisi n'est pas nécessairement celui de la religion des mariés.

S'il s'agit d'un mariage shintô, seule la famille proche des mariés assiste à la cérémonie religieuse.

Le prêtre shintô conduit la cérémonie qui se déroule dans un sanctuaire. Elle comprend la purification des jeunes mariés, les serments, l'échange des alliances et une offrande aux kami (divinités). Des coupes de sake (trois) sont échangées comme un serment de mariage lors du san-san-kudo. La cérémonie débute avec une petite coupe et se termine avec une plus grande.

Le marié Japonais porte un montsuki (sorte de surtout ou veste portée sur le kimono) et des hakama (sorte de jupe-culotte portée sur le kimono).

La mariée Japonaise porte un shiro-muku (lit blanc pur, un kimono blanc qui symbolise la pureté et la volonté de la mariée de s'adapter à sa belle-famille) et est coiffée d'un tsuno-kakushi (lit. dessus pour cornes) qui est supposé cacher les cornes de la jalousie de la mariée !

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Mariage japonais (source : blog Treck-Japon)

Site Kimono - Kyoto :
"Le kimono de mariage est l'occasion de voir encore aujourd'hui l'héritage de l'époque Muromachi. Extrémement couteux, le vêtement de la mariée est un Uchikake rouge recouvrant un kimono blanc. Ces deux couleurs représentent la Pureté et la Fidélité, et surtout sont celles de la religion Shintô.

La mariée portera après la cérémonie un deuxième kimono beaucoup moins formel, mais tout aussi beau. Tous ces kimonos sont des Furisode ( longues manches ), qui traînent sur le sol protégés par une lisière. Particularité importante, le col de ces kimonos est très tiré vers l'arrière.

Les accessoires sont tout aussi importants. Le chapeau ( watabôshi ) protège une coiffure très compliquée, sertie de noeuds, d'épingles de jade et d'aigrettes d'ivoire. Enfin le Obi ( Obijime ) porté sur le kimono blanc est de style Maruguke"

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Photo : Kimono-Kyoto

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Coiffure et coiffe d'une mariée (source : nippon.fr)

La réception :

Elle se tient après la cérémonie religieuse. Les invités doivent donner leur nom au "bureau de réception et remettent un enveloppe spéciale appelée shûgibukuro contenant de l'argent donné en cadeau de mariage.

Le shûgibukuro est entouré de cordes de papier or et argent qu'il est impossible de dénouer, symbolisant une union éternelle. Elle est en vente dans les papeteries et dans les boutiques situées dans les gares.

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3 exemples : le choix de la taille, du type d'ornement va dépendre du montant qui sera inséré dans le suhigibukuro (plus l'enveloppe est importante, plus élevée sera la somme d'argent offerte aux jeunes mariés). Le shugibukuro de droite est d'un style moins classique.

Pendant la réception, la mariée change de tenue deux ou trois fois. Cette pratique s'appelle oironaoshi. l'ordre le plus couramment suivi est d'abord l'uchikake (long surtout porté sur le kimono), le furisode (kimono à manches longues) et enfin la robe de mariée de style occidentale si appréciée des japonaises. De plus en plus, le marié se change aussi pour apparaître dans d'autres tenues.

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source : Projetbabel.org

L'ordre dans lequel sont assis les invités dépend de leur âge, de leur position sociale, et de leurs liens avec les mariés.

Les invités entendent beaucoup de discours pendant une réception de mariage japonaise et ils doivent être très silencieux. Le maître de cérémonie, le shikaisha, anime la réception.

Attention, certains mots ne doivent pas être prononcés pendant la cérémonie : kikeru (couper ou casser),hanareru (séparer), wakareru (se séparer). En effet, ces mots reflètent l'image du divorce.

A la fin de la réception, les invités se verront remettre un sac-cadeau appelé hikidemono (gâteaux de qualité, fruits, vaisselle ou un cadeau à choisir dans un catalogue). La valeur du hikidemono dépend de la nature du mariage. A réception prestigieuse et coûteuse, hikidemono de forte valeur.

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source : blog Mathieudupart

Le coût d'un mariage japonais :

Le marché du mariage au Japon était estimé à 2 760 milliards de yens (20 milliards d’euros) en 2004, contre 3 200 milliards de yens deux ans auparavant.

Un mariage japonais coûte entre 10 et 30 000 euros, un des plus chers au monde !

C'est pourquoi de plus en plus de jeunes couples choisissent de se marier de façon plus simple, faire un jimi kon (jimi : sobre, modeste).

Le voyage de noces :

Les jeunes couples aiment partir à Hawaï, en Polynésie française, en Australie voire en Europe. Parfois, ils préfèrent se marier à un coût moindre qu'au Japon et à la façon des occidentaux dans l'une de ces destinations. Des agences  japonaises proposent des packs "mariage" tout compris.

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Un film à voir sur le thème :

Dis-moi oui... en japonais

"...Yuko, jeune japonaise de 30 ans, vit en concubinage avec Daiichiro, à Kyoto. La redoutable pression sociale en faveur du mariage oblige le jeune couple à se marier, mais où et comment? Yuko mène une véritable quête pour choisir un lieu pour une cérémonie de mariage à ses goûts. Son périple nous fait découvrir la gigantesque industrie de la robe blanche, des pseudo-prêtres occidentaux, des chapelles en toc ou encore des gâteaux en plastique.

Maria Nicollier, fascinée par la société japonaise, a vécu sur l’archipel plus de deux ans. Après son expérience asiatique, elle est partie à New-York pour étudier le cinéma; de retour en Suisse, elle signe de nombreux reportages et documentaires télévisés. Avec DIS MOI OUI... EN JAPONAIS, Maria Nicollier aborde un thème contemporain, celui du boom de la robe blanche au Japon. Elle nous entraîne avec humour dans les arcanes du mariage japonais et nous fait découvrir des personnages inattendus. Une aventure inédite où la réalisatrice explore une réalité du Japon qui corrige la vision trop souvent stérérotypée que nous avons de ce pays... " source Artfilm.ch (bande-annonce)

Sources :

Vie au japon et Regard sur le Japon (editions Japan Travel Bureau)

wikipedia

Web-Japan

Nippon.fr

Blog mon trek au Japon

A voir et lire :

Dossier du site restaurant japonais.com

Dossier sur les mariages japonais "blancs" en Europe de Japon Infos.com

Aux premières loges d'un mariage franco-japonais : blog  la webcamisole

Un mariage japonais vu par un gaijin : blog de Mathieudupart

Une description très complète des tenues traditionnelles des mariés sur horizon-mariage.com

Des vidéos de mariages japonais YOUTUBE

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17 septembre 2007

L'aïkido...

... est un art martial japonais mis au point par Maître UESHIBA (ci-dessous) au cours du siècle dernier dans un but volontairement pacifiste ; il n'en demeure pas point que la pratique de cet art fut interdit par les américains après la capitulation du Japon afin d'éviter toute tentative de rebellion (ce qui ne risquait pas d'arriver mais cela est une autre histoire...).

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L'aïkido est une combinaison de plusieurs techniques martiales ayant pour but d'assouplir autant le corps que l'esprit. Il est pratiqué pieds nus dans un dojo pourvu d'un ensemble de tatamis.
Que ce soit debout ou à genoux, cet art martial demande une maîtrise de gestes précis, amples et néanmoins rapides ; on étudie à mains nues mais aussi avec des armes en bois qui sont principalement le bokken (sabre), le tanto (couteau) et le jo (bâton).

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Cette discipline peut être pratiquée par tous et elle est particulièrement adaptée aux femmes et aux enfants car ne demandant aucune force physique.
Il n'y a pas de compétion, cependant les niveaux sont désignés sous forme de grades qui vont du 6ème au 1er kyu (prononcer kiou), la ceinture noire ou 1er dan étant obtenue devant un jury extérieur au club où l'on s'entraîne.

L'étiquette veut que l'on ne porte le hakama (ci-dessous) qu'à partir du 1er dan mais certains professeurs autorisent son port à partir du 3ème kyu.
(Et croyez-moi, pour mettre ça, c'est pas de la tarte... et le pliage, c'est pas mal non plus !!)

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Même si l'aïkido est un sport à part entière, c'est aussi une philosophie de vie au service de l'humain qui lui permet d'appréhender la vie avec sérinité, force morale et respect.

Vous trouverez ici des infos très complètes.

Posté par MariVe à 22:34 - Articles : culture japonaise - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 septembre 2007

L'Hanami

L'HANAMI

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Qu'est-ce que l'hanami?

O-Hanami (littéralement "la vue des fleurs"...) est fondamentalement la célébration de l'arrivée du printemps.

Un peu d'histoire :

La pratique de Hanami est vieille de plusieurs siècles. On considère que la coutume aurait commencé durant la période Nara(710-784)

A cette époque, c’était les fleurs d’ume (prune) que les gens admiraient et ce n’est que durant la période Heian que les sakura ont commencé à attirer plus d’attention. La fleur de cerisier se dit "sakura," en japonais ce qui dériverait de "sakuya" (fleurir) du nom de la princesse Kono-hana-sakuya-Hime, dont le temple se trouve au sommet du Mont Fuji.

Les sakura étaient à l’origine employées comme annonciateurs de la saison de plantation du riz.

Le hanami était un rituel religieux tenu un jour particulier. Ceci marquant l’arrivée du printemps, il était coutumier de procéder à ces cérémonies avant les plantations. Ainsi on appréciait la beauté des fleurs de cerisiers et par là la qualité des récoltes de riz à venir. On célébrait l’augure en mangeant et en buvant sous les arbres.

De nos jours

La fleur de cerisier (Sakura no hana) est la fleur la plus appréciée par les Japonais.

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De fin mars à fin avril, la floraison de cerisiers est à la une de tous les médias nationaux. Dans l'archipel japonais, tout le monde surveille l'éclosion des premières fleurs de cerisier, annonciatrices de l'arrivée du printemps.

Chaque année, ce sont les cerisiers de l'île d'Okinawa, île principale du département d'Okinawa à l'extrême sud de l'archipel japonais, qui donne fin mars le top-départ de la progression du front de floraison des cerisiers; les derniers cerisiers à fleurir sont ceux d'Hokkaïdo, au nord de l'archipel. Ce front arrive à Tôkyô début avril, en général...

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Durant les émissions de météo à la télévision, la progression de l’éclosion est représentée. Cette ligne de front (sakurazensen) permet de connaître le moment où les cerisiers éclosent. Elle part de Okinawa (au sud) et remonte jusqu’à Hokkaido en l’espace d’un mois.

Cette fête marque dans tout le Japon le début de l'année fiscale, scolaire et universitaire.

A cette occasion, le rituel japonais marquant le passage de l'hiver au printemps consiste à se rassembler sous les cerisiers en fleurs pour faire la fête entre amis.

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Durant la période de floraison des cerisiers, les Japonais partent pique-niquer en famille ou entre amis sous ces arbres. Les moments les plus appréciés sont l’apparition des premières fleurs ( kaika) que guettent les photographes et la période de pic de floraison (mankai).

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De nos jours, la célébration des cerisiers en fleurs constitue, chaque année, une occasion exceptionnelle pour les Japonais des grandes villes d'échapper un instant à l'oppressant conformisme social: on chante, on danse, on blague et on boit beaucoup de bière et de saké sous les cerisiers en fleurs... Il est d'usage au Japon de ne plus observer les rigides conventions sociales lorsque l'on boit en groupe.

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Dans les rues et les couloirs du métro de Tôkyô, c'est un spectacle saisissant de voir des milliers de Japonais s'abandonner à leur ivresse alcoolique!
Et chaque année, dans la seule ville de Tôkyô, une cinquantaine de personnes meurent pendant les quelques jours d'O-Hanami, le plus souvent sous l'effet d'une absorption excessive d'alcool...

Les grands rendez-vous au Japon :

A Tôkyô, lorsque les cerisiers sont complétement en fleurs, le parc d'Ueno accueille quotidiennement, sous ses 1100 cerisiers, plus de 200000 joyeux fêtards!

Un des endroits les plus connus pour apprécier des fleurs de sakura se trouve à Tôkyô ; sakura-zaka (la pente aux cerisiers).

A Kyoto, le passage obligé est le temple de Yasaka, dans le parc de Maruyama (près du centre ville, Shijô). Ici, un cerisier gigantesque, une fois la nuit venue, est rétro-éclairé (Yozakura est le terme utilisé pour ces contemplations nocturnes).

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A Osaka, l’endroit incontournable est le Château après avoir fait une marche sur les quais qui bordent la rivière Yodo.

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Les cerisiers :
Le bois du cerisier est utilisé comme support pour des estampes couleurs, des tables, des colonnes décoratives d’alcôves ( tokonoma) et toutes sortes de meubles.
L’écorce, brune foncée est polie et utilisée en placage sur des boites.
Les fleurs à double pétale sont conservées dans le sel pour être ensuite utilisées pour une boisson rafraîchissante à base d’eau chaude et de pétales. Ce breuvage se nomme
sakura-yu ou thé à la cerise. On la sert à des occasions particulières comme la présentation des futurs mariés, car servir du thé traditionnel à une telle occasion serait mauvais présage pour le mariage.

Pendant la fête des filles poupées en mars on se régale des Sakura mochi : on enveloppe de l'an (ou anko pâte de haricots rouges sucrée) dans du mochi (pâte de riz cuite à la vapeur et pilonnée) teinté en couleur de fleurs de cerisier et on enroule cette boule avec une salaison de la feuille de cerisier.

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Quelques liens :

http://www.iwate.isp.ntt-east.co.jp/sakura2001

http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=News&file=article&sid=779

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanami

http://japan.chez-alice.fr/Culture/Japon/Hanami.htm

http://www.vboinette.com/album-179026.html

http://www.photosaga.com/Japon%20cerisiers/index.htm

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09 septembre 2007

L'habillement traditionnnel au Japon

Le kimono :

kimono

une vitrine de kimonos

Avant l'introduction des vêtements occidentaux au Japon, le terme kimono désignait tous les types de vêtements ; de nos jours il se réfère à la robe traditionnelle japonaise, de forme T, portée essentiellement pour les grandes occasions. Il est rectiligne et descend jusqu’aux pieds. Généralement, on en règle la longueur au niveau de la taille, sous une large ceinture nouée dans le dos appelée obi et qui tient le tout. Les manches peuvent également être très longues, en particulier chez les jeunes femmes, où elles peuvent descendre jusqu’au sol.

Le kimono se porte toujours côté gauche sur côté droit : d'une part cela permettait de cacher une arme, d'autre part, les morts sont habillés en croisant dans le sens inverse.

De nos jours, il est difficile de porter un kimono, d’une part il faut se faire aider pour s’habiller, et d’autres part les kimonos coûtent très chers. Mais il est possible d’en louer pour les grandes occasions. Par exemple, le jour des vingt ans, où les jeunes japonaises revêtent un furisode (vêtement traditionnel de la femme célibataire) pour la photo traditionnelle.

Le yukata:

yukata

jeunes filles en yukata

C’est une sorte de kimono sans doublure, informel et bien plus facile à porter. Il est également plus léger, ce qui en fait un vêtement d’été, porté également lors de festivals et aussi bien par les femmes que par les hommes ou enfants.

Le hakama:

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Le hakama est un pantalon large plissé (sept plis, cinq devant et deux derrière), muni d'un dosseret rigide (koshi ito). Il était traditionnellement porté par les nobles du japon médiéval, et notamment les samouraïs. De nos jours, le très ample hakama est utilisé dans certains arts martiaux comme l'aïkido, le kendo, le kenjutsu et le jiu jitsu.

Le hakama est également un vêtement de cérémonie (mariage, remise de diplôme, etc.). Les femmes portent des hakama assortis à leurs kimonos, de couleurs vives ou à motifs, tandis que les hakama masculins sont le plus souvent à rayures.

Les chaussures :

geta

des geta

Les geta sont des chaussures portées avec un kimono ou des vêtements occidentaux l’été. Les jetas les plus connues sont composées d’une planchette en bois brut sur laquelle le pied est maintenu par une lanière passant entre le premier orteil et le second. La planchette repose sur 2 lames de bois verticales, ce qui produit un bruit caractérise quand on marche avec.

zori

des zori

Les zori sont des chaussures composées d’une semelle plate et d’une lanière ronde passant entre le 1er et le 2° orteil. Les zori et les geta se portent avec des chaussettes qui séparent également les orteils et qu’on appelle tabi.

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des tabi portées avec des geta traditionnelles

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28 août 2007

Bon Odori Dance vidéo n°2

Le créateur de la première vidéo de Bon Odori Dance, Rob Pongi, m'a contactée pour me remercier d'avoir mis sa vidéo en lien! Du coup, il m''a fourni le code pour directement mettre sur le swap sa seconde vidéo! C'est pas chou ça! ^^ Dans cette vidéo vous entendrez deux musiques différentes, dont la première semble un peu plus spirituelle...

Posté par sandee à 10:01 - Articles : culture japonaise - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 août 2007

Des EMAKI au MANGA

Logo_serie_manga Choc des cultures et des générations, les mangas japonais, comme tout ce qui est nouveau et novateur, suscitent incompréhension et critique, mais qu'à cela ne tienne, ce petit speech éclairera je l'espère les plus réfractaires ! Bonne lecture !

L'histoire picturale du Japon nous amène à réfléchir à une origine très lointaine à la bande dessinée nommée manga, telle la tapisserie de Bayeux à la bande dessinée française.

Et c'est avec les emaki que l'on trouve la plus vieille expression de ce que sera le manga.
Ces rouleaux présentent une succession de scènes qui, découpés mentalement, récréent une histoire en images.
Le genki monogatari emaki (XIIème siècle) décrit des scènes de la vie quotidienne ainsi que les hauts faits de héros, grande galerie d'expression faciales qui préfigure l'intérêt porté sur les attitudes des visages dans les mangas.

Cette priorité accordée à l'image – qui peut assurer seule la narration – est aujourd'hui une des caractéristiques les plus importantes du manga.
On peut également se référer aux rouleaux du moine Toba, chôju jinbutsu Giga et dès le XIIIème siècle, le texte auparavant inscrit sur les bords du rouleau s'intègrent directement à la peinture.

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Les spécialistes reconnaissent que les emaki ont crée une sensibilité qui a contribué au succès actuel des manga au Japon.

L'estampe (ukiyoe) participe elle aussi à la genèse du manga au Japon. (voir le bel article posté par Memi Molette)
Les estampes étaient d'abord destinées à l'illustration de livres, mais, très vite, on vit l'apparition de « livres à regarder » en opposition avec les « livres à lire ».

le ehon traite de récits de guerre ou de contes pour enfants et au XVIIIème siècle, les kibyôshi racontent des histoires d'amour, de réussite sociale ou s'ouvrent sur le discours politique.
La page se subdivise alors en cases et le recours à l'image se popularisera sur tout les supports, cartes à jouer, kimonos, éventails, céramiques, calendrier, etc.)

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C'est d'ailleurs Katsushika Hokusai (1760-1849), le fondateur de l'estampe de paysage, qui donna son nom au manga nommant ainsi ses célèbres caricatures.



manga_historiqueLe mot Manga est composé de ga () qui signifie « image » et de man () qui peut se comprendre comme « sans gravité », « léger ».
Ainsi on pourrait aussi bien le traduire par « esquisse libre » ou « esquisse rapide »


Mais le lien le plus particulier existant entre le Japon et le dessin tient à un rapport différent à l'écriture.
J'oserai dire que les japonais n'écrivent pas, ils dessinent.
L'écrit japonais est composé de 3 alphabets: hiragana, katakana et kanji. Ce dernier, traditionnel, est importé de Chine.
Pour chaque signe Kanji, le japonais conçoit un son, un sens et une représentation visuelle.
ces idéogrammes amènent chaque Japonais à adapter l'image par le mot et vice-versa.

70px_Wikipe_tan_faceChassez les idées reçues !

Lorsque le manga apparait en France dans les années 1990, c'est à une époque de BD réaliste qui fait vite apparaitre le manga comme grossier et peu travaillé.
Hors le manga au Japon ne se fait pas sur le dessin mais sur la narration.
En France, le dessin est central, une différence de culture qui a généré bien des critiques.
Les grands yeux des personnages (je vois les vôtres qui s'écarquillent!), servent à une plus grande traduction des sentiments - le miroir de l'âme...

manga_suspenseDes histoires stupides ?
La BD française, ces dernières années, s'est concentrée à séduire un public d'adulte, au point de perdre son public d' ado.
Les mangas s'installèrent en France grâce à des histoires et des personnages proches des ado.
Le manga propose des histoires qui peuvent être profondes comme "l'homme sans talent" de Tsuge Yoshiharu.
Ce décalage entre la BD franco - belge et les lecteurs de manga témoigne d'un fossé de génération, comme dans la musique ou le prêt à porter, ridicule pour les uns, à la mode pour les autres.

lalaSexe, violence ?
Les mangas présentent souvent les aspect de la vie sexuelle de leurs personnages, sans fards et dans un soucis de crédibilité. Cette BD aborde la sexualité chez l'ado sous forme de découvertes et de questionnements. Ce fût peu apprécié par ses détracteurs confondants érotisme pour ado et pornographie pour adulte.
Même tarif, même punition concernant la violence jugée sévèrement. Pourtant cette forme de BD peut offrir d'intenses moments de réflexion comme dans "coq de combat" de Hashimiti Izo et Tanaka Akio.

manga_sfEt pour conclure...
Le marché de la bande dessinée au Japon est un phénomène de masse qui touche une part énorme de la population - on estime à 50 % le nombre de japonais qui lisent au moins un manga par semaine

250px_Dragon_ball_logo


manga_policierL'énorme popularité des manga rivalise avec les grosses pointures de la bande dessinée européenne. Les 42 tomes de Dragon Ball se sont vendus à plus de 250 millions d'exemplaires dans le monde, un chiffre qui surpasse celui enregistré par les aventures de Tintin avec 24 albums édités à plus de 200 millions d'exemplaires.

Sources
http://fr.wikipedia.org/wiki/Manga
LE MANGA - STEPHANE FERRAND
TOUR D'HORIZON DES RECHERCHES DE MME TANAKA YUKO - DOCTEUR EN LITTERATURE - SPECIALISTE DU MANGA.

 

Posté par roser0usse à 09:49 - Articles : culture japonaise - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hina Matsuri - la fête des poupées

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Vouiiiiii, je sais, cet article n'était pas prévu mais je ne peux pas résister à évoquer cette fête qui ravie les petites filles et l'enfant qui est en nous ! HinaMatsuri お雛祭 La fête des poupées, appelée aussi la fête des filles, est une fête nationale qui a lieu le 3 mars.

Si vous allez au Japon juste après le Nouvel an (shogatsu), vous découvrirez dans les magasins, des étals emplis de poupées posées sur des escaliers rouges. Vous entendrez également des bandes musicales entonnant une chanson traditionnelle de Hinamatsuri***.

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Il y a longtemps, on offrait des poupées 雛人形 (HinaNinGyô)> aux princesses de la cour.
Ces poupées, les préservaient des maladies et des mauvais sorts.
Puis, on jetait les poupées à la rivière afin que le mauvais sort disparaisse avec elles car à cette époque
 
on croyait que le malheur des humains pouvait être transmis aux poupées...

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Cette habitude d'offrir des poupées se généralisa à toutes les petites filles et cette fête
devint  une
coutume nationale.

A l’époque de Heian (794-1185), les poupées devinrent de plus en plus belles, et les familles les gardèrent  pour les réemployer l'année suivante.
Aujourd’hui, les poupées représentent la cour impériale d’autrefois
ou seulement l'empereur et l'impératrice.

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De nos jours, a petite-fille qui reçoit ces poupées les gardera toujours avec elle, même après son mariage.
La coutume est d'exposer ces magnifiques poupées dans la plus belle pièce de la maison.
On peut offrir à sa petite fille (grand-mère côté maternel) un Hinaningyou simple ou un hinaningyou complet .


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Quoiqu'il en soit, le colis est énorme et en quelques minutes il n'y a plus de place dans votre salon !  Car il n’y a pas que des poupées sur l’escalier, il y a aussi des lampes (que l'on peut allumer), des petites tables, des fleurs, des vases....
Il y a aussi une cassette vidéo qui explique comment placer quoi et qui, très exactement où.
Des gants blancs (pour ne pas salir les objets) ...et un kit de nettoyage pour le dépoussiérage complet des sets.          

 


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Les préparatifs de cette fête peuvent être réalisé un mois à l’avance - en revanche, il existe une superstition qui dit qu'une exposition prolongée des poupées peut nuire au mariage des petites filles.
Concrètement, on installe les poupées,  ainsi que des objets de la vie courante, sur les marches d’une estrade tapissée de rouge. L'estrade peut avoir 5 ou 7 marches.
On met également une branche de pêcher en fleurs
桃の節句 (Momo no Sekku).
En guise d’offrande aux poupées, on dispose des HishiMoch petits gâteaux de riz en forme de losange.
Ils sont présentés trois par trois : un rouge/rose pour chasser les mauvais esprits, un blanc pour la pureté et un vert pour la santé.

 

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Du ShiraZake accompagne le tout. Il s’agit d’un alcool de riz blanchâtre et sirupeux avec un parfum très spécifique.

 

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Une fois la fête terminée, ces mets seront mangés.
Les petites filles invitent leurs amies à regarder leurs poupées, offrent du thé et des gâteaux. Elles portent le traditionnel kimono et s'offrent des cadeaux.

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Les fillettes portent des kimonos aux larges manches tombantes et leurs cheveux sont coiffés en chignons, piqués de fleurs et de nœuds de tissus.

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Si vous souhaitez en savoir plus sur la disposition des poupées sur l'estrade, je vous recommande la visite de ce site.

C'est une ancienne coutume chinoise qui est à l’origine de Hina Matsuri.
Elle consistait à transférer ses péchés à une poupée de papier. On se purifiait du mal en déposant la poupée dans un cours d’eau. De nos jours, il existe encore des régions du Japon qui pratiquent ce rituel.

*** Enfin, voici les paroles traduites de la chanson traditionnelle

嬉しい 雛祭り

Ureshii HinaMaturi
Joyeuse HinaMatsuri”

明かりをつけましょうぼんぼりに
Akari o tsukemashou bonbori ni
Allumons les lanternes

お花をあげましょう桃の花
Ohana o agemashou momo no hana
Décorons les de fleurs de pêchers

五人囃子の笛・太鼓
Go-nin bayashi no fue taiko
Cinq musiciens jouent de la flute et du tambour

今日は楽しい雛祭り
Kyo wa tanoshii Hinamatsuri
Aujourd'hui c'est une joyeuse HinaMatsuri!


nurseEt maintenant, à vous de jouer !
 
ICI, Origami poupée empereur
ICI, origami poupée impératrice
ICI, les explications des pliages (anglais)

ICI, une estrade et des poupées à imprimer
ICI, les explications des pliages (anglais)
 

Bon surf et Amusez-vous bien !

Sources:
http://www.expatclic.com/eofi/article.php3?id_article=1227
http://www.expatclic.com/eofi/article.php3?id_article=501
http://www.lejapon.fr/blog/index.php?2007/03/05/443-hina-matsuri-fete-des-filles-au-japon

http://wiki.japanbbs.org/doku.php?id=japon:ferie

Posté par roser0usse à 07:06 - Articles : culture japonaise - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 août 2007

Tanabata : la Fête des étoiles

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Tanabata est la fête japonaise des étoiles provenant des traditions Obon et de la fête des étoiles chinoises, Qi Xi. La fête a généralement lieu le 7 juillet ou le 7 août, et célèbre la rencontre de Orihime (Alpha Lyrae /Véga) et Hikoboshi (Alpha Aquilae/Altaïr).
La Voie lactée, une rivière d'étoiles qui traverse le ciel, sépare les deux amants, et il leur est permis de se rencontrer une fois l'an. Ce jour particulier est le septième jour du septième mois lunaire du calendrier luni-solaire. Il y a plusieursdéclinaisons de cette légende chinoise.

Les japonais portent ce jour là un yukata et décorent les feuilles de bambou. Ils écrivent leurs souhaits sur un tanzaku (une petite carte verticale utilisée pour, à l'origine, écrire des poèmes) et les accrochent sur les feuilles. On dit que Orihime et Hikoboshi feront que les vœux deviennent réalité. Après avoir été décoré, vers minuit ou le jour suivant l'arbre en bambou est jeté dans un fleuve ou brûlé pour que les vœux se réalisent.

Originellement la croyance populaire indiquait que le jour de Tanabata une jeune fille priant la princesse Véga avec sincérité pouvait acquérir un talent de tisseuse et de couturière. De même les garçons pouvaient espérer acquérir un talent de calligraphe. Les deux célébrations de Tanabata les plus courues dans l'archipel japonais ont lieu à Hiratsuka (département de Kanagawa) le 7 juillet et à Sendai (département de Miyagi) le 7 août.

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L' histoire :
L'empereur céleste avait sept filles. La plus jeune, experte en tissage, était appelé la Tisserande (Shokujo ou Ori Hime). Assise chaque jour devant son métier elle ne tissait pas des tissus ordinaires mais uniquement des brocarts célestes pour chaque changement de saison. Chaque jour l'arrangement du Ciel était un de ses chefs-d'oeuvre. Un jour, la princesse, qui s'ennuyait au Ciel descendit se promener sur terre. Là elle rencontra un jeune vacher que tout le monde surnommait le Bouvier (Kengyû). Ils tombèrent immédiatement amoureux l'un de l'autre. Insatisfaite de sa vie solitaire au Ciel et de la surveillance sévère de son père,

rêvait d'un amour passionné, d'un avenir heureux et d'une vie paisible. Elle décida donc de rester sur terre auprès de son compagnon le Bouvier. Ils formèrent alors un couple inséparable. L'homme travaillait aux champs et la femme tissait... Quelques années passèrent; de leur amour un garçon puis une petite fille naquirent. Mais bientôt l'empereur céleste, mis au courant de la nouvelle vie de sa fille, entra dans une colère violente et envoya un génie chercher sa fille pour la ramener au Ciel. Séparée de son mari et de ses enfants, la princesse se mit à pleurer de douleur. Constatant la disparition de sa bien aimée, le Bouvier plaça ses enfants dans deux paniers aux deux bouts d'une planche et partit à sa recherche. Mais au moment où il s'apprêtait à rattraper son épouse captive d'un génie céleste, la femme de l'Empereur apparut et fit naître d'un geste de la main une rivière large, profonde et aux eaux tumultueuses qui stoppa l'avancée du Bouvier. Très affligé, ce dernier ne voulut pas quitter le bord de la rivière. Et sur la rive opposée, la tisserande ne cessait pas de verser des larmes, restant sourde aux injonctions répétées de son père de reprendre son travail de tissage céleste. Devant tant d'obstination, l'empereur fit une concession: il permit à sa fille de retrouver son amant une fois l'an. Depuis, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, les pies célestes forment une passerelle provisoire au-dessus de la voie lactée (Ama no gawa), sur laquelle les amants stellaires: Véga et Altaïr, renouvellent leur serment d'amour.

Cette légende fut probablement introduite au Japon au cours de l'ère Nara (710-794) et incorporée à la légende indigène narrant la vie de la princesse Oto Tanabata, réputée pour les brocarts qu'elle tissait en l'honneur des dieux. Ce n'est cependant qu’à l'ère Heian (794-1185) que Tanabata devint une fête populaire.

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Variantes :
Il existe plusieurs variantes de la légende de Tanabata. On raconte par exemple que lorsque le moment est venu pour Véga et Altaïr de se retrouver, un groupe de pies (鵲  : Kasasagi) se réunissent pour former un pont avec leurs ailes, que les deux amoureux utilisent pour se rejoindre. Il est dit aussi que s' il pleut le jour des retrouvailles, les pies ne peuvent pas venir et le couple doit attendre jusqu'à l'année suivante pour se revoir.

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Chanson traditionnelle pour Tanabata :

ささのは さらさら - Sasa No Ha SaraSara - Les feuilles de bambou bruissent
のきばに ゆれる - Nokihani Yureru - Et se balançent aux avant-toits
おほしさま きらきら - Ohoshisama Kirakira - Les étoiles scintillent
きんぎん すなご - Kingin Sunago - Comme des sables d'or et d'argent
ごしきの たんざく - Goshikino Tanzaku - Sur des papiers de couleur
わたしが かいた - Watashiga Kaita - J'ai écrit
おほしさま きらきら - Ohoshisama Kirakira - Les étoiles scintillent
そらから みてる - Sorakara Miteru - Et me contemplent depuis le ciel

Sources :
Wikipédia
http://japan.chez-alice.fr/Tokyo/Japon/Tanabata.htm
http://nihonnoai.skyrock.com/78.html

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Posté par phantasien à 10:49 - Articles : culture japonaise - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 août 2007

Le rouge...

... Dans le livre de Ruth BENEDICT, essai écrit à distance pour servir de manuel aux forces d'occupation américaines, j'ai été étonnée de lire que "...*les petites filles sont traditionnellement habillées de rouge éclatant, couleur à laquelle adulte, elles renonceront jusqu'au jour où elle leur sera à nouveau permise quand elles atteindront à 60 ans, leur seconde période privilégiée...".
Rien d'autre n'est dit concernant cette couleur en particulier, mais une explication s'impose sur le reste.

En effet, la vie d'un japonais s'organise autour de l'acquisition de contraintes sociales commençant à la fin de la petite enfance (1ère période privilégiée) pour atteindre son paroxisme à l'âge "productif".
Ces contraintes structurent l'individu dans la société japonaise selon des principes rigoureux tels que :
- ON et GIRI : catégories d'obligations contractées à l'égard du nom, par exemple
- JICHÔ : estime de soi
- KO : piété familiale
- HAJI : honte
- AI : attachement à un supérieur
- GI : droiture
Notre société occidentale offre un modèle très différent puisque "...*une discipline intransigeante s'adresse à l'enfant en bas âge pour se relâcher peu à peu à mesure que l'enfant grandit jusqu'à ce qu'adulte, il mène sa propre existence...".

Pour revenir au thème exposé ici, il semble donc que le port de vêtements rouges signifie pour la femme nippone qu'elle bénéficie d'un maximum de libertés ainsi que de l'indulgence de ses pairs pendant ces 2 périodes de sa vie.
Et franchement, j'espère qu'elle en profite...

*Extraits tirés du livre "Le Chrysanthème et le sabre" de Ruth BENEDICT

Posté par MariVe à 11:11 - Articles : culture japonaise - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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